Balbutiement (nom masculin, subst. masculin)
Définition de l'Académie française (éd. 1986)
| Nom masculin |
(tie se prononce ci)
XVIII e siècle. Dérivé de balbutier.
1. Le fait de balbutier. Les
2. Début tâtonnant et maladroit d'une science, d'une technique, d'un art. Surtout au pluriel. Cette science en était encore à ses
Signification de l'Académie française (éd. 1932-35)
| Nom masculin |
(TIE se prononce CIE.) Action de balbutier. "Le
Dictionnaire d'Emile Littré
| Subst. masculin |
Vice de prononciation de celui qui balbutie.
J. J. ROUSS.: « Tout en me promenant je faisais ma prière qui ne consistait pas en un vain
VOLT.: « Il n'est point un ivrogne à
Signification éditée en 1835 par l'Académie Française
| Subst. masculin |
(Le T se prononce comme un C.) Action de balbutier; vice de prononciation qui fait qu'on balbutie. "Le
Ancienne définition de 1798 (Académie Française)
| Subst. masculin |
(Le T se prononce comme un C.) L'action de balbutier; le défaut d'organe qui fait balbutier.
Signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)
L'action de balbutier, le défaut d'organe qui fait balbutier.
Définition du dictionnaire de Jean-François Féraud (édition de 1788)
| Subst. masculin |
BALBUTIER, v. n. [L'"e" est muet dans le 1er: il n'est là que pour faire prononcer "balbuciman", et non pas "balbutiman"; "balbucié" tout bref.] "Balbutier", c'est prononcer imparfaitement; "balbutiement", est l'action de balbutier. = "Figurément", c'est parler sur quelque sujet confusément et sans conoissance. 'Il a voulu parler sur cette afaire; il n'a fait que "balbutier".
- On l'emploie aussi "activement": 'Il "a balbutié son" compliment, "son rôle".
Emplacement dans le dictionnaire :
| balayage balayé balayement balayer balayette balayeur balayure | balbuteur balbutiant balbutier balbuzard balcon baldaquin | bale bâle baleiné baleine baleineau baleinier baleinière |
Quelques citations relatives :
Citation n°1 de Émile MOSELLY (Terres lorraines)...autour de lui, et on entendait voler les mouches, car on comprenait qu'il allait en dire une bien bonne. Comme si l'ivresse eût délié sa langue, l'ivresse qui met dans la bouche des hommes un balbutiement pareil à la voix des bêtes, lui, dès qu'il était saoul, devenait d'une loquacité terrible. Il parlait, il parlait tout seul, le jour, la nuit, campé devant les choses inertes, les poteaux...
Citation n°2 de Émile MOSELLY (Terres lorraines)
...haletants se mêlaient dans l'ombre chaude. Ils parlaient tout bas, gagnés par l'assoupissement du soir qui flottait sur les eaux. Ils se disaient leur tendresse avec les mêmes puérilités, le même balbutiement de passion, qui s'éveille sur les lèvres des hommes. Il lui confiait qu'elle l'avait troublé dès le premier jour : il lui racontait cet étrange sentiment de défiance et de crainte, qui l'avait...
Citation n°3 de Alphonse de LAMARTINE (Les Nouvelles confidences)
...indignes du regard des lecteurs, et bien humiliants pour ce titre immérité de poëte, qu'on m'a donné depuis. Mais je les insère néanmoins ici pour que les vrais poëtes mesurent la distance entre le balbutiement et la parole chantée. Ce devait être l'histoire de l'âme humaine et de ses transmigrations à travers des existences et des épreuves successives depuis le néant jusqu'à la réunion au centre...
Citation n°4 de Alphonse de LAMARTINE (Des Destinées de la poésie)
...cette langue ne mourra jamais ! Elle n'est point, comme on n'a cessé de le dire malgré les démentis successifs de toutes les époques, elle n'est pas seulement la langue de l'enfance des peuples, le balbutiement de l'intelligence humaine ; elle est la langue de tous les âges de l'humanité, naïve et simple au berceau des nations ; conteuse et merveilleuse comme la nourrice au chevet de l'enfant, amoureuse et...
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